Qualité des sols
Les sols, matière première par excellence des agriculteurs, sont des matériaux vivants. Ils subissent différents phénomènes naturels comme l'érosion et présentent, selon les lieux, des qualités différentes de fertilité chimique, physique ou biologique. Le Département Territoire et environnement de la Chambre d'agriculture intervient en conseils et diagnostic auprès des agriculteurs, de façon à optimiser les choix de cultures, les plans de fumure, et les méthodes culturales.
Erosion
Erosivité du climat méditerranéen et érodibilité des terres de coteaux posent un problème localement crucial de conservation des sols. L'érosion hydrique peut être jugulée par un aménagement raisonné du territoire et de la parcelle et par des pratiques culturales favorisant l'infiltration de l'eau dans le sol.
Fertilité chimique
L'analyse physico-chimique permet, à condition que l'échantillonnage soit correctement réalisé lors du prélèvement de terre, d'établir un diagnostic de fertilité chimique fiable. Cette analyse révèle les caractères intrinsèques du sol (granulométrie, calcaire) et met en évidence les richesses ou les déficiences en éléments majeurs (calcium, magnésium, potassium, phosphore) et en oligo-éléments (bore, cuivre, fer, manganèse, zinc), ainsi que d'éventuels déséquilibres entre eux. Le plan de fumure qui est proposé ensuite tient donc compte, non seulement des besoins de la culture envisagée, mais aussi des spécificités du sol de la parcelle.
Fertilité physique
Par l'observation d'un profil cultural, l'état structural du sol peut être décrit dans sa complexité spatiale et temporelle. Certaines zones du profil conservent une structure et une porosité convenables, alors que d'autres ont souffert d'une dégradation, qui se manifeste par une déstructuration, ou une compaction ou un lissage, sous l'effet des précipitations ou des interventions culturales (travail du sol, passages de roues d'engins).
Un diagnostic de ce genre se conclut par des conseils généraux sur les outils de travail du sol adaptés et sur leurs conditions d'utilisation (humidité du sol), et, le cas échéant, par des préconisations destinées à restaurer une fertilité physique du sol dégradée.
Fertilité biologique
Troisième terme de la fertilité des sols, il recommence à être pris en considération après quelques décennies de désuétude. L'observation, dans un profil cultural, des lombrics et de leurs galeries permet de porter une appréciation sur la mésofaune et son activité. Quant à la biomasse microbienne, elle peut être mesurée directement ou au travers de son activité (minéralisation du carbone et de l'azote, activités enzymatiques). Des conseils sur la gestion des matières organiques (résidus de culture, enherbements, amendements et engrais organiques) sont délivrés sur la base de ces critères d'appréciation de la fertilité biologique et sur celle des caractéristiques de l'humus du sol.
Pour en savoir plus sur ces projets et les nombreuses actions réalisés dans ce cadre, contacter Le Département Territoire et environnement de la Chambre d'agriculture